Brioches de Mardi Gras

C’est Mardi Gras ! Une très bonne raison de préparer (et surtout, de manger) des laskiaispulla ! Pour changer un peu des beignets français, on vous donne la recette de ces délicieuses brioches fourrées à la crème et à l’amande (ou à la confiture) qu’on trouve partout dans les pays nordiques en ce moment.

Le laskiaispulla, ou semla en suédois, ou encore fastelavnsbulle en danois, c’est tout simplement une brioche individuelle parfumée à la cardamome, coupée en deux et fourrée à la crème chantilly. La plupart des Finlandais ont un avis très tranché sur la deuxième garniture : les uns jurent par la pâte d’amandes, les autres préfèrent de loin la confiture de framboises ou de fraises.

Notre recette, intense en amandes, est un mélange franco-finlandais, puisqu’on utilise la pâte à brioche française, moins sucrée et plus fort en oeufs que la pâte traditionnelle finlandaise. On y ajoute bien sûr un peu de cardamome, même si en France il n’est pas évident de trouver de la cardamome moulue comme en Finlande ; on ne trouve souvent que de la cardamome en poudre. Elle a un peu moins de goût, mais elle fait l’affaire !  

On fourre nos brioches d’une pâte d’amandes maison et d’une chantilly mascarpone vanillée. Pour ajouter du craquant en plus, on parsème des amandes hachées, légèrement grillées au four, aussi bien à l’intérieur des brioches que sur le dessus.  

Si jamais vous préférez la confiture aux amandes, la recette est encore plus facile : remplacez la pâte d’amandes par une confiture de votre choix et décorez les brioches avec de la sucre en grains. Encore mieux : cachez quelques framboises ou d’autres fruits rouges fraîches dans votre chantilly : cela apportera un peu de fraîcheur et d’acidité dans votre laskiaispulla !

Ingrédients pour environ 15 pièces :

Pâte à brioche
300 g farine
50 g sucre
10 g levure boulangère sèche (ou 25 g levure fraîche)
300 g oeufs (5-6 pièces)
250 beurre
½ cas cardamome moulue

Pâte d’amandes
200 g poudre d’amandes
200 g sucre glace
2 blancs d’oeuf

Chantilly mascarpone
300 g crème liquide à 35 % MG
100 g mascarpone
40 g sucre glace
Vanille (extrait ou graines d’une ½ gousse)

En plus : 250 g amandes hachées et dorées au four

Dorure : de l’oeuf entier avec un peu de lait

Pour décorer : amandes effilées et sucre glace

  1. Préparer la pâte à brioche : mélanger les ingrédients secs, ajouter les oeufs. Pétrir jusqu’à ce que les oeufs soient bien incorporés à la pâte. Ajouter le beurre froid en dés. Si vous utilisez un robot du style Kitchenaid, faites le tourner d’abord lentement et monter la vitesse au bout de quelques minutes. Continuer à pétrir jusqu’à ce que la pâte soit complètement lisse et homogène et qu’elle ne colle plus aux bords de votre bol. Cela peut prendre 20 minutes ou même plus.
  2. Laisser la pâte en température ambiante pendant une demi-heure, la rompre et mettre au frigo, couverte d’un film alimentaire. Laisser la pâte lever au frais et refroidir complètement.
  3. En attendant, hacher les amandes grossièrement et les faire griller au four (180 °C, 10 minutes).
  4. Quand la pâte est prête à être travaillée, la dégazer et diviser en pâtons de 65-70 grammes. Former des boules en appuyant et roulant simultanément contre le plan de travail. Les poser sur votre plaque couverte d’une feuille de cuisson. Badigeonner avec de la dorure à l’aide d’un pinceau. Laisser doubler en volume, ajouter une deuxième couche de dorure et parsemer d’amandes hachées et/ou effilées. Enfournez à 180 °C pendant environ 15 minutes.
  5. Préparer la pâte d’amandes : mélanger la poudre d’amandes et le sucre glace, ajouter le blanc d’oeuf et bien mélanger. Si la pâte manque de souplesse, rajouter un peu de blanc d’oeuf ou d’eau.
  6. Fouetter la crème pour la chantilly, jusqu’à ce qu’une mousse légère se forme. Ajouter le mascarpone, la vanille et le sucre glace petit à petit tout en continuant à fouetter. Arrêter dès que la chantilly est assez ferme et la mettre dans une poche munie d’une douille de votre choix.
  7. Quand les brioches ont refroidi, les couper en deux ; le “chapeau” devrait représenter environ ⅓ de la brioche. Fourrer les brioches avec de la pâte d’amandes, des amandes torréfiées et de la chantilly. Remettre le chapeau et saupoudrer de sucre glace.

La Chocolaterie Cyril Lignac

Un matin de printemps, nous nous sommes dirigées vers la Chocolaterie Cyril Lignac dans le 11ème arrondissement de Paris. Inutile de présenter ce pâtissier, chocolatier, glacier, chef étoilé, entrepreneur multirécidiviste et figure récurrente des cuisines du petit écran ; tout le monde le connaît et tout le monde l’adore. Sympa, rigolo, talentueux, on a l’impression de le connaître à force de le voir partout. Cyril, tu es notre copain même si tu ne le sais pas !

La Chocolaterie est située en face du charmant petit jardin de la Folie-Titon, ce qui rend le lieu agréablement calme. A deux pas se trouve la Pâtisserie Cyril Lignac, la première de cinq, ouverte en 2011.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté* : l’offre, le service, la déco, comme vous pouvez le constater sur la photo. Le concept est réfléchi et réalisé au détail près, il n’y a pas de place pour une critique quelconque, et nous ne critiquons pas. Nous l’admirons, Cyril.

Nous avons testé Le Noisette, une création de Cyril Lignac, « biscuit amande recouvert d’une gourmande crème à la noisette, enrobé d’une fine couche craquante de chocolat au lait et amande, et décoré d’une ganache au gianduja lait noisette. » La pâtisserie est comme le lieu : impeccable. Plusieurs textures en bouche, un goût délicat de noisette, présentation parfaite avec une petite feuille d’or pour couronner le tout. Petite pâtisserie nickel qui, tel un brave petit soldat, accomplit sa mission.

L’autre spécialité testée est la brioche suisse. Mon ami Cyril préfère lui donner une forme ronde et râper du chocolat au lait dessus. Je suis un poil déconcertée au début, mais au moment où, en croquant la pâte levée feuilletée tout simplement parfaite, je commence à me faire à l’idée de manger un suisse sans chocolat noir, je me rends compte que le copain a quand même glissé des pépites de chocolat noir dedans ; elles sont juste cachées sous la crème pâtissière. Quel coquin ce Cyril !

Niveau pâtisserie, service, décoration : RAS, TVB. Niveau ambiance, c’est sympa, mais… Soulignons-le, c’est purement personnel, mais le service au comptoir et surtout la vaisselle en carton rigide et en plastique, jetée dans les poubelles de style restauration rapide (même si elles ont été customisées avec des portières couleur cuivre pour fondre dans le décor) rend le tout un peu impersonnel à nos yeux. Nous comprenons les contraintes derrière ces choix que nous acceptons volontiers, mais regrettons l’authenticité qui viendrait du cœur plutôt que du cerveau.

Pourrais-tu faire ne serait-ce qu’une pâtisserie un peu de travers, Cyril ? Tu es une machine, on le sait déjà, maintenant tu peux relâcher d’un cran. On t’aimerait autant même si tu étais un peu moins parfait. Bisous.

La Chocolaterie Cyril Lignac
25 rue Chanzy, 75011 Paris

34 rue du Dragon, 75006 Paris

La Pâtisserie Cyril Lignac
24 rue Paul Bert, 75011 Paris

133 rue de Sèvres, 75006 Paris

55 boulevard Pasteur, 75015 Paris

2 rue de Chaillot, 75016 Paris

9 rue Bayen, 75017 Paris

* Un grand merci à Charles, un autre copain.

Tarte mojito

Le week-end dernier c’était l’anniversaire d’une amie et il fallait trouver la bonne recette de gâteau pour l’occasion. Je dois avouer que n’était pas très difficile ; à vrai dire la tarte mojito s’est même imposée comme une évidence. Etant donné que nous étions assez occupées pendant la soirée (hum hum), personne n’a pensé à photographier la belle tarte avant qu’elle n’entre en scène. Mais ce n’est pas grave : on peut y aller les yeux fermés pour la faire, parce que 1) du coup on ne sait pas à quoi elle devrait ressembler, 2) de toute façon tout le monde s’en fout pas mal de son apparence – c’est une tarte mojito quand même, hein, 3) quoi qu’il arrive, elle est juste à tomber par terre.

Pâte à tarte
80 g de beurre
60 g de sucre
20 g de poudre d’amandes
30 g d’œuf (environ 1/2 oeuf) 
160 g de farine

Crémeux mojito
170 g de jus de citron vert (environ 8-9 petits citrons verts)
le zeste de 4 citrons verts
70 g de menthe fraîche (1/2 botte)
180 g de sucre
30 g de rhum
160 g d’œuf (environ 3 œufs)
240 g de beurre doux

  1. Préparer d’abord le fond de tarte. Mélanger le beurre et le sucre (dans la cuve d’un robot muni d’un fouet, si possible). Ajouter la poudre d’amandes et l’œuf. (Remplacer le fouet avec la feuille.) Ajouter la farine et mélanger rapidement jusqu’à obtenir une boule homogène. Aplatir entre deux feuilles sulfurisées et mettre à refroidir au réfrigérateur pendant une demie-heure au moins.
  2. Quand la pâte aura refroidi, l’aplatir avec un rouleau à pâtisserie et le poser dans un moule à tarte comme expliqué par ici.  Allumer le four à 170° et commencer à préparer le crémeux mojito.
  3. Râper le zeste et presser le jus des citrons verts. Hacher la menthe au couteau.
  4. Dans une casserole, mélanger le jus et le zeste des citrons, la menthe, le sucre et le rhum. Battre les œufs pour casser les jaunes et les incorporer au reste.
  5. Mettre le fond de tarte au four et cuire pendant 25 minutes environ.
  6. Pendant ce temps-là, chauffer l’appareil de citron vert à feu moyen en mélangeant sans cesse jusqu’à ce qu’il s’épaississe. Enlever aussitôt du feu et passer au chinois ou au tamis. Laisser refroidir.
  7. Quant il aura atteint les 40° environ, ajouter le beurre coupé en morceaux. Mixer au mixeur plongeant sans incorporer d’air (en gardant la tête du mixeur sous la surface de la préparation.)
  8. Verser le crémeux au citron vert sur le fond de tarte refroidi et laisser figer jusqu’au lendemain.
  9. Décorer avec des feuilles de menthe cristallisées. Pour les faire, badigeonner quelques jolies feuilles de menthe de blanc d’oeuf. Les sécher un instant, puis tremper dans du sucre. Poser sur une assiette et laisser durcir pendant quelques heures.

Roulés à la cannelle

Voici un deuxième classique de la cuisine nordique : les roulés à la cannelle (korvapuusti en finnois ou kanelbullar en suédois). Pour les faire, on utilise une pâte levée assaisonnée à la cardamome noire. Cette pâte ressemble à la pâte à brioche – en beaucoup moins riche – et sert de base pour plusieurs pâtisseries. Tous les Nordiques  connaissent sont goût et sa texture moelleuse avec les graines de cardamome noire grossièrement moulues.

Mais alors justement… Cette cardamome moulue gros risque d’être difficile à trouver en France (nous n’en avons jamais trouvé et si vous avez des tuyaux, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires), mais pas de panique, la recette peut se faire sans elle.

La pâte contient de la levure de boulanger et doit lever deux fois avant la cuisson, il faut donc prévoir un peu de temps pour réaliser cette recette.

Astuce de veganiseur : Il est très facile de faire une version végétale de cette recette. Il suffit d’utiliser de l’eau à la place du lait, remplacer le beurre par une huile neutre et le sucre raffiné par du sucre complet. A la fin, ne pas badigeonner les viennoiseries avec de l’oeuf.

Pâte 
5 dl d’eau (ou de lait)
180 g de sucre
10 g de sel
50 g de levure fraîche
OU
18 g de levure de boulanger sèche
10 g de cardamome noire moulue
900 g farine
200 g de beurre doux ramolli
1 œuf
un peu de farine pour abaisser la pâte

Garniture
100 g de beurre demi-sel
4 cs de cannelle
100 g de sucre

Finition
un œuf
sucre perlé

  1. Mettre la farine, le sucre, le sel, la cardamome et la levure dans la cuve d’un batteur et mélanger à petite vitesse jusqu’à ce que la pâte se détache des bords.
  2. Ajouter le beurre et mélanger, d’abord lentement puis en augmentant un peu la vitesse, jusqu’à ce que la pâte se détache de nouveau des bords et forme une boule lisse. Attention, cette étape peut prendre jusqu’à 20 minutes.
  3. Réserver la pâte à température ambiante pendant une heure. Ensuite, la poser sur le plan de travail fariné et chasser les bulles d’air formées pendant le repos en la travaillant avec les mains. L’envelopper dans du film alimentaire et la laisser au frais pendant quelques heures ou jusqu’au lendemain.
  4. Sortir la pâte du réfrigérateur. Pour restructurer le gluten, il est utile d’aplatir la pâte au rouleau à pâtisserie, la replier et de l’aplatir de nouveau deux ou trois fois avant de l’abaisser en un rectangle de 40 x 50 cm.
  5. Ramollir le beurre et mélanger avec le sucre et la cannelle. Etaler cette préparation sur la pâte.
  6. Rouler la pâte sur elle-même pour former un boudin de 50 cm. Le découper en biais inversé :  / \ / \ / \ / \
  7. Poser les morceaux sur une plaque, appuyer pour aplatir au milieu de chaque pièce avec les doigts pour qu’elles tiennent bien et badigeonner d’œuf battu. Laisser gonfler 1h30 environ.
  8. Allumer le four à 200°. Etaler de l’oeuf une nouvelle fois et parsemer du sucre perlé sur les pâtisseries, puis les enfourner 15 minutes environ ou jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.

CAP pâtissier : Fonçage de pâte à tarte

Le fonçage de pâte à tarte est l’une des techniques de base en pâtisserie. Il s’agit de faire adhérer la pâte sur le moule. Les pâtissiers utilisent en général un cercle en inox en guise de moule et l’enlèvent après cuisson. Ainsi, les bords de la tarte se tiennent droits et l’extérieur du fond de tarte est propre et lisse. Si vous n’avez pas de cercle à tarte, rien ne vous empêche de foncer un moule normal. Une pâte bien foncée se détachera du moule, seulement le fond risque de manquer de cuisson.

Pour réussir un beau fonçage, la qualité de la pâte est primordiale. Il faut une pâte à tarte maîtrisée pour aboutir à un fonçage soigné. Pour avoir une belle tarte, voici quelques astuces :

  1. Préparer la pâte selon sa recette préférée. Ne jamais pétrir une pâte à tarte. Durant le pétrissage, le gluten (la protéine de la farine) commencera à se structurer en créant un réseau de fibres liées entre elles. La pâte sera ainsi moins friable et plus dure et elle risquerait de rétrécir inutilement et se déformer pendant la cuisson.
  2. Il est important de bien homogénéiser le beurre et la farine. S’il reste des bouts de beurre dans la pâte, ils fonderont pendant la cuisson et déformeront la pâte en créant des trous.
  3. Laisser la pâte reposer avant de la travailler. Cela permettra au réseau glutineux de se relâcher.
  4. Utiliser un minimum de farine pour l’étaler avec le rouleau à pâtisserie.
  5. Travailler la pâte le moins possible. Le gluten se structure aussi pendant l’abaissement, il faut donc éviter de la plier inutilement.

Une fois la pâte finie et refroidie, attaquer le fonçage :

  1. Etaler la pâte à quelques millimètres d’épaisseur et l’enrouler autour d’un rouleau à pâtisserie.

2. Poser le rouleau sur le cercle et dérouler la pâte.

3. Il vaut mieux bien positionner la pâte dès le départ, car une fois déroulée, il est difficile de la changer de place.

4. Faire adhérer la pâte aux cercle en appuyant légèrement avec le dos de l’index. Faire un tour entier du cercle.

5. Pousser l’excedent de pâte vers l’intérieur pour être sûr qu’il reste suffisamment de pâte pour les bords. Passer le rouleau sur le cercle pour couper les bords de la pâte. Placer le cercle au réfrigérateur.

6. Quand la pâte a refroidie, vérifiez que les bords sont bien au contact du cercle et couper les bords avec un couteau d’office.

7. Pour une tarte à qui sera garnie cuite, piquer le fond avec une fourchette et enfourner à 170° pendant 30 minutes environ. Avant de garnir, égaliser les bords avec une râpe.

 

Tarte à l’orange sanguine

Pour clore la saison des oranges sanguines, nous voulions vous proposer une version bonbon de la tarte au citron. L’orange sanguine donne au crémeux  un goût plus doux et nous rappelle les confiseries de notre enfance. Nous vous conseillons vraiment d’essayer cette petite recette ravissante, mais aussi d’attendre plus longtemps que nous pour la déguster afin de donner au crémeux le temps de bien figer et d’avoir une découpe nette et jolie. Mais bon, si vous êtes aussi gourmands que nous… c’est le goût qui compte, n’est-ce pas ?

Pâte sucrée
80 g  de beurre
60 g de sucre glace
20 g  de poudre d’amandes
30 g  d’œufs
1/2 gousse de vanille
160 g  de farine

Crémeux à l’orange sanguine
120 g  de jus d’orange sanguine
le zeste de trois oranges
30 g  de jus de citron
125 g  d’œufs
110 g  de sucre
160 g  de beurre doux

  1. Préparer la pâte à tarte : Mélanger le beurre, le sucre glace, la poudre d’amandes et les graines de vanille, puis ajouter l’œuf. Faire un puits dans la farine, verser la préparation dedans et mélanger sans pétrir pour former une boule. Filmer, aplatir légèrement et mettre au frais.
  2. Cuire le fond de tarte : Préchauffer le four à 170°. Etaler la pâte avec un rouleau à pâtisserie, puis la poser au fond d’un moule ou un cercle à tarte. Bien faire adhérer la pâte sur les bords et remettre au frais. Lorsque la pâte est de nouveau bien froide, piquer le fond avec une fourchette et enfourner pendant une demie-heure environ.
  3. Préparer le crémeux à l’orange sanguine : Couper le beurre en dés et laisser ramollir à température ambiante. Bien nettoyer et sécher les oranges sanguines. Râper le zeste, puis presser le jus. Mettre dans une casserole le jus, le zeste, les oeufs et le sucre. Chauffer au feu moyen sans cesser de mélanger. Lorsque le liquide s’épaissit (bien avant l’ébullition), retirer du feu, filtrer avec un passoire ou un chinois et laisser tiédir. Ajouter le beurre et mélanger avec un mixeur plongeant en veillant à ne pas ingérer de l’air. Verser le crémeux sur le fond de tarte. Laisser figer plusieurs heures ou une nuit.
  4. Préparer les tranches séchées : Avec un couteau bien affuté, couper de fines tranches d’orange sanguine. Les poser sur une plaque allant au four et sécher à 100° pendant une demie-heure environ selon l’épaisseur.

Tarte au chocolat et caramel au beurre salé

Vous cherchez la recette parfaite de tarte au chocolat ? N’allez pas plus loin. Sérieusement ! Celle-là est incomparable avec sa pâte sucrée au cacao, son caramel au beurre salé et sa ganache fondante au chocolat noir. En plus elle est vraiment facile à réaliser.

Pâte sucrée au cacao
80 g  de beurre
60 g  de sucre glace
30 g  d’œuf (environ la moitié d’un œuf)
160 g  de farine
15 g  de poudre de cacao

Caramel au beurre salé
200 g  de sucre
50 g  de beurre salé
50 g. de crème liquide

Ganache au chocolat
250 g  de chocolat noir
150 g de crème liquide
30 g  de beurre

  1. Réaliser la pâte sucrée:  Mélanger le beurre et le sucre glace. Ajouter l’œuf et la poudre de cacao et rendre homogène. Faire un puit dans le tas de farine et verser la préparation dedans. Travailler rapidement sans pétrir pour former une boule. Filmer, aplatir doucement et laisser reposer au réfrigérateur.
  2. Cuire le fond de tarte: Préchauffer le four à 170 °. Etaler la pâte à l’aide d’un rouleau et la mettre au fond d’un moule à tarte en faisant bien adhérer la pâte sur les bords. Remettre au frais. Piquer le fond refroidi avec une fourchette. Enfourner pendant une demie-heure environ en faisant attention que la pâte ne gonfle ou ne s’abaisse pas au cuisson. Une fois cuit, laisser refroidir.
  3. Réaliser le caramel au beurre salé: Verser le sucre dans une casserole à fond épais et mettre au feu moyen. Laisser fondre doucement jusqu’à ce que le caramel ait prit une belle couleur ambrée et commence à fumer légèrement.  Ajouter ensuite le beurre et mélangeant bien. Puis, verser la crème en deux ou trois fois. Laisser refroidir, puis verser sur le fond cuit. Laisser figer au frais.
  4. Préparer la ganache au chocolat: Couper le chocolat en petits morceaux et faire fondre au micro-ondes ou au bain-marie. Porter la crème à ébullition et verser sur le chocolat. Ajouter le beurre coupé en dés et mélanger avec une cuillère sans fouetter. Verser sur le caramel.
  5. Touche final: Saupoudrer de cacao non sucré.

Galettes caréliennes

Ces pâtisseries salées sont l’un des fondamentaux de la cuisine finlandaise. Originaires de la région de Carélie à cheval entre la Finlande et la Russie, on les trouve aujourd’hui dans chaque boulangerie, pâtisserie et supermarché du pays. Les ingrédients sont très simples : farine de seigle, riz, lait et sel, mais il faut un certain tour de main pour arriver à un résultat optimal. Traditionnellement, le savoir-faire passait d’une génération à l’autre, mais aujourd’hui nous vous livrons les secrets de ces délices en ligne.

Pâte
200 g  d’eau
environ 300 g de farine de seigle
1 cc  de sel
+ farine de seigle pour l’étaler

Garniture
0,5 l d’eau
3 dl  de riz rond
1 l  de lait entier
2 cc de sel
un peu de beurre

Finition
2 dl  d’eau
50 g  de beurre demi-sel

  1. Préparer la garniture : Faire bouillir l’eau et le riz pendant quelques minutes, puis ajouter le lait et porter à ébullition. Baisser le feu au minimum , couvrir  et laisser mijoter et mélangeant de temps à autre jusqu’à ce que le riz soit totalement cuit. Ajouter un peu de beurre et mélanger, puis laisser refroidir un peu.
  2. Préparer la pâte : Pétrir ensemble l’eau, la farine de seigle et le sel, ajouter un peu de farine ou d’eau si nécessaire. La pâte ne doit pas coller aux mains, mais doit rester malléable. Couvrir la pâte d’un film plastique ou la mettre dans un sac de congélation pour éviter qu’elle ne dessèche.
  3. Préparer les fonds de galette : Voici la première étape un peu technique. Deux options s’offrent à vous. Si vous avez une machine à pâtes, l’utiliser peut s’avérer être la solution la plus simple pour arriver à un résultat optimal (voir A). Si vous cherchez l’authenticité, un rouleau à pâtissier sera votre outil favori (Voir B). Avant de commencer, diviser la pâte en morceaux de 15 à 20 g environ et les garder sous un torchon humidifié ou un sachet en plastique. Prévoir de la farine de seigle pour éviter que la pâte de colle aux outils.
    A) Prendre un morceau de pâte et la passer entre le laminoir de la machine à pâtes. Commencer par l’ouverture n° 1 en renouvelant l’opération deux ou trois fois en repliant la pâte. Passer ensuite 2, 3, 4 et éventuellement 5 en saupoudrant de farine à chaque fois. Découper des ronds de la taille voulue, les superposer en mettant de la farine entre deux disques, puis recouvrir le tout de torchon ou de plastique.
    B) Fariner le plan de travail et prendre un morceau de pâte. L’étaler très fine en forme ronde. Superposer les disques en mettant de la farine entre deux, puis recouvrir le tout de torchon ou de plastique.
  4. Garnir les galettes : Poser les disques de pâte côte à côte sur le plan de travail. Prendre une cuillerée à soupe de riz au lait salé, déposer sur la galette et étaler en laissant environ un centimètre de vide sur les bords. Avec une main de chaque côté, plier les bords sur le riz pour arriver à une forme ovale. Appuyer dessus avec les doigts pour créer des vaguelettes.
  5. Cuisson : Cuire les galettes au four très chaud (environ 250 °C) de 10 à 15 minutes ou jusqu’à ce que le dessus commence à dorer et le dessous se détache facilement de la plaque de cuisson. Plonger les galettes dans un mélange d’eau chaude et de beurre demi-sel ou étaler du beurre fondu dessus. Croquer dedans dès que possible.